As-tu un jour laisser ton esprit pointer du doigt que j'avais juste besoin qu'on s'occupe un peu de moi ? Tu sais, des trucs comme prendre l'autre dans ses bras sans le ressentir comme une corvée. Des trucs comme offrir de l'affection gratuitement, spontanément.
Je t'ai tout donné, tu ne peux pas le nier. A tel point que je me sens vide. J'ai cru qu'en étant le mec quasi parfait, celui qui sait s'occuper de ses enfants (et qui s'arrête même de travailler pour ça), qui sait tenir une maison, qui sait gérer son temps entre World of Warcraft et la vie de couple, qui pleure au cinéma, qui t'écoutes, qui te laisses sortir sans faire de comédie, qui se refuse d'être malade parce que tu l'étais pour nous deux, qui te fait des surprises, des petites folies, qui essaye tant bien que mal de maintenir les engrenages du désir entre nous, qui te dit son amour inconditionnel tous les jours, j'ai cru que c'était ce qu'il te fallait. Bien sûr, j'ai dit quasi parfait : ma libido t'était pénible, ma peur de ne plus être aimé parfois étouffante (l'un et l'autre étant liés, tu t'en doutes bien), mon plus grand attrait pour les nourritures du savoir que pour les interactions sociales pouvait ne paraître pas spécialement engageant aux yeux de toutes ces connaissances que tu faisais. Je suis aussi une purge concernant les goûts et les couleurs, qui se discutent à mon humble avis. Et j'ai été sans emploi pendant presque 2 ans. Et, ô hérésie, malade comme un chien pendant 4 mois tout en étant chômeur.
Mais n'oublies pas que je t'ai aimé in-con-di-tion-nel-le-ment malgré ta libido merdique, tes maladies chroniques, tes envies de bouger les meubles, ta capacité de te faire plus de souci pour les autres que pour nous, ta manie de t’épancher sur tout, tes désirs d'avenir plus forts que ceux du présent.
Et jamais je n'ai pensé te quitter.
Mais n'oublies pas que je t'ai aimé in-con-di-tion-nel-le-ment malgré ta libido merdique, tes maladies chroniques, tes envies de bouger les meubles, ta capacité de te faire plus de souci pour les autres que pour nous, ta manie de t’épancher sur tout, tes désirs d'avenir plus forts que ceux du présent.
Et jamais je n'ai pensé te quitter.
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