10/03/2013

Ce sont les souvenirs qui font le plus de mal. Les souvenirs sont comme la gravité qui me raccroche au sol, là où je voudrais y échapper.

Je rêve de souvenirs sur bande magnétique. Comme le soleil radieux d'un esprit sans tâche.

Mais là-dedans, au sein de cette boîte crânienne, tout est en micro-sillon et je ne maîtrise pas grand chose.

Il paraît qu'il faut 9 mois pour se remettre d'un rupture, chimiquement parlant. 11 mois, et bien que je ne suis plus dans l'état que j'étais en avril, mai, juin, juillet dernier, pas sûr que tout cela soit vraiment réglé. Les souvenirs sont en tout cas suffisamment prégnants, et sont capables encore de mettre en branle suffisamment de questions pour avoir envie qu'une voiture nous explose sur l'autoroute. Pour avoir envie de partir sans laisser d'adresse. Pour avoir envie d'y mettre fin d'une manière ou d'un autre.



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